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Courrier de membre
2/06/2009
Chers collègues,
J’ai le privilège de faire partie du bureau qui est appelé à représenter l’UPTP .
Je me présente, Nour Eddine FAKIR, gérant de la Société de transport Fakir. Avec trois copies de licence, j’ai commencé
depuis quelques années l’exercice de cette profession.
Après une formation universitaire et une carrière de cadre bancaire, j’ai été gérant de plusieurs sociétés d’étude marketing
et d’événementiel .
Dans le cadre de la charge qui m’incombe avec les collègues du Bureau de l’UPTP, je souhaite exposer ici ma vision de la position de notre profession, et ma conception des grandes lignes directrices de nos actions.
Remarque préalable :
Il est très important de mettre les choses au clair. L’association professionnelle l’UPTP n’a en fait aucune relation avec le site Transport Contact. Ce site est un site commercial édité par son gérant M. Ricardo Blanch et répond à des considérations commerciales. Nous affichons nos textes dans ce site en attendant la création d’un site qui nous sera propre. Notre association est professionnelle et à but non lucratif. M. Blanch en attendant a bien voulu nous prêter cet espace pour nous retrouver. Nous le remercions vivement. Toute initiative prise par le directeur de ce site n’engage que lui-même et nous n’en sommes aucunement responsables. Pour toute information ou correspondance, nous vous prions d’écrire à l‘adresse suivante :
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Contexte et données :
Selon la conception européenne, une petite entreprise est définie comme une entreprise qui emploie moins de cinquante personnes et dont le chiffre d'affaire annuel ou le total du bilan annuel n'excède pas dix millions d'euros. Une micro entreprise est définie comme une entreprise qui occupe moins de dix personnes et dont le chiffre d'affaire annuel ou le total du bilan annuel n'excède pas deux millions d'euros.
En France, on distingue les très petites entreprises (TPE) de moins de dix salariés, les petites et les moyennes entreprises (PME) de dix à 499 salariés.
Dans l’ensemble, nous sommes des micro entreprises , selon la conception européenne, ou de très petites entreprises, selon la définition française. Au niveau de l’Île de France, hors entreprises publiques et multinationales, nous sommes 1804 entreprises totalisant 17 667 licences, répartis de la manière suivante (source DDE)
7910 Copies licences intérieures (L I) 45 % et 9757 Copies licences communautaires (LC) 55 %.
Le tableau qui suit donne quelques indications sur la ventilation du parc véhicules par catégories d’entreprises :
915 possédant 1 véhicule 50,72 % Avec 880 LI et 35 LC Plutôt V L T P 84,93 %
397 entre 2 et 4 véhicules 22,01 % Avec 938 LI et 166 LC
220 entre 5 et 10 véhicules 12,20 % Avec 1061 LI et 483 LC
151 entre 11 et 30 véhicules 8,37 % Avec 1569 LI et 1175 LC Les deux
VLTP / Autocaristes
51 entre 31 et 50 véhicules 2,83 % Avec 622 LI et 1387 LC
35 entre 51 et 100 véhicules 1,94 % Avec 867 LI et 1504 LC
26 entre 101 et 200 véhicules 1,44 % Avec 555 LI et 3031 LC Plutôt autocaristes
7 entre 201 et 400 véhicules 0,39 % Avec 27 LI et 976 LC
1 entre 401 et 500 véhicules 0,06 % Avec 481 LI et 0 LC
V L T P
1 Allant jusqu’à 910 véhicules 0,06 % Avec 910 LI et 0 LC
En outre, les départements 27, 28 et 45 englobent 567 entreprises avec 931 L.I ( 30 % ) et 2192 L C ( 70 %). Parmi ces entreprises, 515 possèdent un à deux véhicules et 29 entreprises disposent de 2009 L C .
Au vu de ces données, il est certain que sur le plan quantitatif nous sommes dans une phase embryonnaire. A la taille des entreprises s’ajoute le nombre d’entreprises exerçant dans la profession, à peine 2000, avec un total de véhicules « VLTP » ne dépassant guère 8000 en IDF.
Pour situer l’étendue de notre retard de développement, il y a 45 000 véhicules ‘’VLTP’’ à Londres et 40 000 à New York.
Quand on sait que Paris reçoit pas moins de 27 millions de touristes, et que le transport urbain est appelé à croître eu égard au vieillissement de la population et à la nécessité du développement du transport collectif suite à la saturation des trafic dans les métropoles, on mesure l’ampleur du marché qui est à notre portée.
Or, avec plus de 86 millions de passagers dans les aéroports de Paris, nous n’occupons que 3,80 % de parts de marché des transferts, alors que les avantages liés à notre offre de service devraient logiquement nous permettre d’occuper 20 % de ce marché.
L’objectif d’occupation de 10 % du marché à ce niveau me semble réaliste ; il entrainera nécessairement un développement important de nos entreprises en parc de véhicules et en emplois.
Quant au marché du transport urbain en général, il me semble qu’hormis le transport scolaire, nous sommes quasiment absents.
Cela signifie bien sûr que nous avons un champ très vaste à conquérir, au niveau des entreprises, des transports scolaires et d’autres nombreux marchés urbains que nous ne manquerons pas de vous exposer le moment venu.
Ces propositions seront accompagnées d’un effort particulier pour l’obtention d’une plus grande transparence des offres de marchés publics, afin d’offrir le maximum d‘opportunités de marché à nos collègues.
Par ailleurs, malgré le faible parc de véhicules par rapport à la demande potentielle, nous constatons que paradoxalement notre parc de véhicules est loin de connaître le plein emploi.
Ajoutons à cela un manque à gagner qui caractérise certaines de nos démarches commerciales, dans la mesure où plus de 15 000 € sont déboursés par jour en commissions accordées pour avoir les courses, et où d’innombrables trajets se font à vide.
Au final, au vu de toutes ces considérations, il est clair que pour compenser nos faiblesses actuelles, il nous faut parvenir à une mobilisation quasi-totale et que nous devons viser la plus grande efficacité possible dans nos actions. Un site internet sera dédié à l’UPTP avec un forum pour échanger nos idées.
Ensemble le bureau de votre association vous propose :
1 / Un plan d’action axé sur deux priorités
• Une action structurante et mobilisatrice par la contribution de tous. Chacun de nous essaiera de faire adhérer l’entreprise de son département ou de sa région.
• Une action mesurée et réfléchie basés sur des arguments professionnels et juridiques, pour faire face aux urgences qui touchent notre profession. Des contraintes souvent injustifiées comme l’interdiction d’emprunter les couloirs dits de « bus » ou démesurées comme le système de paiement des attentes aux aéroports (plus cher que pour les particuliers et constituant une surtaxe), nous obligent à nous y atteler d’une manière urgente.
2 / Un mode de travail collectif basé sur trois volets :
• La charte à laquelle nous adhérerons tous, afin de nous regrouper autour de valeurs partagées. Un projet de texte de la charte qui présidera à nos actions vous sera transmis.
Nous ferons également en sorte de se distinguer des autres secteurs d’activité par la mise en place d’une appellation homogène avec un signe distinctif.
• Le travail collectif, qui implique la participation de tous dans le cadre de commissions, car nous ne sommes pas dans une conception pyramidale de notre association.
Notre association est une association d’efforts et de compétences : nous aurons aussi bien des valeurs partagées dans le cadre de notre charte que des efforts partagés dans le cadre de nos travaux en commissions.
Au niveau des actions structurantes, votre bureau vous informera de sa proposition de 12 commissions à travers lesquelles vous pourrez agir selon vos compétences ou préférences.
• L’impulsion et l’encouragement de toute initiative de nature à développer notre marché et tendre vers le plein emploi du parc et du personnel. Des initiatives pour le développement de la sous-traitance entre adhérents ou l’ouverture de nouveaux marchés vous seront bien sûr proposées à plus ou moins brève échéance. L’objectif est le développement et la prospérité des entreprises du secteur.
3 / Un plan d’alliance selon trois axes :
• Préparer les conditions favorables à l’émergence d’une fédération. Elle englobera le plus possible d’associations professionnelles sectorielles ou régionales. Elle renforcera les rangs pour une meilleure visibilité.
• Se rapprocher de toute entité associative ou institutionnelle pouvant porter appui à nos actions :
- l’association des usagers du transport, concernant l’utilisation des infrastructures publiques (couloirs de « Bus »). En effet, c’est l’usager de nos services qui est en fin de compte pénalisé et discriminé quand l’administration intervient dans le jeu de l’offre et de la demande pour privilégier un mode de transport au détriment de l’autre.
A force de satisfaire les intérêts des différentes corporations, l’intérêt du principal acteur concerné, à savoir l’usager, a été perdu de vue.
- les associations des écologistes, pour rappeler que notre offre de transport collectif est pénalisé alors que le Grenelle de l’environnement recommande de développer les modes de transport collectif.
Ces associations étant plus puissantes, il est important de faire valoir nos requêtes auprès d’elles et qu’elles les relaient auprès des instances qui leur sont plus accessibles qu’à nous.
- Et toutes les instances ou personnalités qui nous seront accessibles comme la FNTV, le MEDEF etc..
• Se rapprocher du législateur par un argumentaire pertinent, dans le cadre d’un rapport qui relève l’ensemble des dysfonctionnements entre les textes de loi, circulaires et pratiques administratives, et la réalité du terrain.
De plus en plus d’exceptions sont accordées par l’administration à quelques entreprises et grands groupes, ce qui révèle clairement un caractère discriminatoire envers notre profession, qui elle, est assujettie aux strictes applications de règles parfois dépassées.
Les pouvoirs publics, en nous encourageant pour rattraper le retard que nous avons sur les autres métropoles européennes, peuvent compter sur notre profession pour la création à moyen terme de quelques 30 000 postes.
Ce projet pourra être mené par la mise à contribution d’avocats et d’universitaires, ainsi que des hommes d’expérience parmi nous.
En conclusion
Les lois et règlements sont des conventions entre les hommes et toutes les conventions sont appelées à évoluer et changer, pour s’adapter aux réalités. Nous ferons en sorte, avec méthode et détermination, que la raison l’emporte.
Les difficultés et entraves qui commencent à s’accumuler devant l’exercice de notre profession sont de nature à inhiber toute initiative. Or notre activité est animée principalement par l’esprit d’initiative et l’envie d’entreprendre.
L’objectif que nous ne devons pas perdre de vue, c’est la prospérité des entreprises adhérentes du secteur. Cette prospérité passe d’abord par la mise en place des conditions favorables aussi bien logistiques que juridiques et administratives.
Le gagnant en fin de compte c’est l’usager lorsqu’il aura réellement un accès libre au moyen de transport de son choix. C’est ensuite l’économie nationale, par le développement des investissements et de l’emploi. Et c’est, en dernier lieu, le transporteur qui sera plus serein et plus sûr lorsqu’il décidera d’investir et d’embaucher en toute confiance.
Cependant, ces projets exigent de nous une certaine humilité et pas mal de patience. Ce sont des ingrédients nécessaires à notre longue marche vers de meilleures conditions pour l’exercice de notre profession.
N-E Fakir
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